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Le Bête des Vosges  Grand Groumf

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J'aime bien me poser des questions mais là, j'en ai trouvé une qui me tracasse grave : Comment fonctionne l'exposition sur un APN ?
Voila : Autant sur un appareil argentique, quand on parle d'exposition on parle du temps pendant lequel les photons viendront sur un film argentique imprimer une image au moyen d'une réaction chimique. Or en chimie une réaction peut être variable sur une echelle de temps. Un grain de l'emulsion sera plus ou moins "chargé" en fonction de la durée d'exposition. Donc là, c'est "relativement" simple à comprendre.
En revanche, dans un APN, en quoi la durée d'exposition peut-elle être réelle ? Les niveaux des signaux electriques du capteur CCD ou TTL vont ils être différents en fonction de la longueur dans le temps de leurs expositions à la lumière ? Si oui, comment expliquer que sur mon A40, une pause de x secondes, implique X secondes de prise de vue, puis X secondes pendant lesquelles l'APN clignote mais ne fait plus de prise de vue. A priori pendant ce temps il traite l'image. Mais pourquoi alors ?
Si certains d'entre vous connaissent des réponses à ces questions existentielles, n'hesitez pas ... 
Je tente un truc...
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Sylvain Dufault Membre timide

Inscrit le : 26/11/03
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T'en as d'autres comme ça?...
Sérieusement: excellente question!
"Je me souviens"
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Etophyre Membre timide

Inscrit le : 25/11/03
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Voilà comment cela fonctionne. Je vais essayer d'être clair et simple :
La lumière transmise par l'objectif vient frapper une grille d'éléments récepteurs (photosites) qui constituent le capteur.
Cette lumière est transformée en impulsion électrique (à de stade nous sommes toujours en analogique).
Ces impulsions électriques sont alors envoyées vers un convertisseur analogique/numérique à l'intérieur duquel sont appliqués à l'information des algorithmes pour numériser l'image.
De minuscules éléments (pixels) se forment, chacun d'entre eux détectant la quantité de lumière qui le frappe, telle qu'elle est filtrée par un filtre de couleur (filtre de Bayer).
N'importe quel point de l'image se voit ainsi attribué d' une valeur de Rouge, Vert ou Bleu, soit les 3 composants de base de la photo.
Des points rouges, verts ou bleus ! Mais alors comment se recrée la couleur à l'intérieur du capteur ?
La lumière blanche est constituée de l'addition des lumières rouges, vertes et bleues, si l'on veut restituer une couleur particulière, il faut alors séparer les informations Rouge, Vertes et Bleues lors de la capture d'image.
On a alors placé un filtre de chaque couleur devant chaque photosite.
Les informations données par chaque photosite ne concerne alors qu'une couleur sur 3, les deux autres informations couleur devant être calculées grâce aux données fournies par les photosites alentour.
Chaque photosite étant spécialisé dans une couleur, c'est la superposition qui donnera naissance à l'image photo (ou vidéo).
Pour cela on utilise un filtre dit "filtre de Bayer" qui est composé d'un quadruplet de filtres colorés associés à un quadruplet de photosites, ce quadruplet constituera le plus petit élément de l'image aussi appelé pixel.
Un pixel est donc composé de quatre photosites (2 verts, 1 bleu et 1 rouge), il y a plus de vert pour tenir compte du fait que l'oeil humain est plus sensible au vert qu' aux autres couleurs.
Organisation des photosites sur le capteur
Dans un appareil photo numérique ces photosites sont organisés en matrice (rangées et colonnes) avec un passage vertical entre chacun d'entre eux pour que les charges électriques puissent être transférées.
Après une prise de vue, toutes les charges contenues dans une ligne sont transférées dans les CCD de la ligne immédiatement inférieure, les CCD de la dernière ligne donnent leur informations à une ligne de capteurs appelée "registre".
PS : Cette explication n'est pas de moi ( moi et la technique ) 
Mon site perpétuellement en construction :
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Carbon14 Membre timide

Inscrit le : 25/11/03
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Un grain d'halogénure d'argent (chlorure, bromure) dans une pellicule reçoit plus ou moins de lumière selon l'exposition. Plus il y a de lumière accumulée, plus le grain sera "noir" (transformation photochimique). S'il y a en a trop, il y aura saturation => plus de détails. Si pas assez, on voit rien
Un photosite (élément photosensible) "accumule" aussi l'énergie lumineuse reçue, de façon comparable (quantitativement). Si trop de lumière, on plafonne (sature) donc tout blanc.
Faut ensuite LIRE les informations pixel par pixel ("révéler" la photo) (plus y en a, plus c'est long), les écrire sur la carte en RAW ou les interpoller (résolution inférieure au capteur) puis les compresser en JPEG puis les écrire.

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Le Bête des Vosges  Grand Groumf

Inscrit le : 25/11/03
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Je vous remercie de prendre le temps de répondre mais les explications ne sont pas suffisantes. Je suis ch..t, je sais
En effet, dans tous les processus que vous mentionnez pour le numérique, il n'y a pas la notion de 'durée d'exposition'. Les mécanismes que vous citez sont valables pour une durée d'1/1000 éme de secondes comme pour 15 s. C'est toujours la même façon de "prendre" l'image sur le capteur au final. Ce qui me tracasse c'est vraiment le temps d'expo lui même. Pas ce qui se passe quand l'image est définie.
Comment est géré ce temps d'expo. Pourquoi 2x le temps pour constituer l'image ?
Je tente un truc...
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Elolan Membre timide

Inscrit le : 25/11/03
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allez hop, un petit tour dans la doc de mon G3, paragraphe sur le mode Tv :
La nature des capteurs CCD fait que les parasites de l'image enregistrée augmentent à des vitesses d'obturation lentes. Cependant, cet appareil photo applique un traitement spécial aux images prises à des vitesses d'obturation plus lente que 1,3 secondes afin d'eliminer le bruit et de produire des images de grande qualité. Un certain laps de temps peut être néamoins nécessaire avant de pouvoir effectuer la prise de vue suivante
donc en gros, plus le temps d'exposition est long et plus le traitement de l'image pour supprimer le bruit est lourd et long.
faut lire la doc 
Vends : [Powershot G3] [Objo EF 28-135/f3.5-5.6 IS USM] (voir profil)
[Mondiale Vendée 2008 V1 V2] [PPS Estuaire 2007] [PPS Nantes 2006] [Pola {#}] Save Polaroid !!!!!
Et des rives en dérive, d'un chemin t'en fais deux (Têtes Raides - Les hirondelles)

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Le Bête des Vosges  Grand Groumf

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Marrant ça. Ce serait donc le temps de traitement du bruit qui serait directement proportionnel au temps de pose. Je vais cogiter cela...
Faut que je regarde dans la doc de mon A40.
Le topic reste ouvert 
Je tente un truc...
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Lord darkrique Membre timide

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A ce propos, je m'étais déjà posé la question avec l'A70... mais avec le 10-D ça ne semble pas le faire. J'ai fait des tof dans le noir quasi complet le week-end dernier, et les resultats étaient instantannés avec des temps d'expo de 4s à 6s. Je pense donc qu'il doit d'agir de la reduction du bruit qui prend du temps. Sur le 10-D elle doit intervenir plus tard, j'avoue que je n'ai pas encore tous ces concepts bien maitrisés 
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PanPan Membre timide

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Le Bête des Vosges a écrit :
Marrant ça. Ce serait donc le temps de traitement du bruit qui serait directement proportionnel au temps de pose. Je vais cogiter cela...
Faut que je regarde dans la doc de mon A40.
Le topic reste ouvert
Tu peux considerer que chaque pixel se "charge" d'energie selon la lumiere qu'il recoit pendant toute la duree de l'exposition, energie qui est "mesurée" ensuite pour chaque pixel pour construire l'image. Mais cette charge est sujette au bruit. Ce bruit va avoir certaines caracteristiques qui dependent du temps d'exposition, de la temperature, etc... Comme si, chaque pixel donnait exactement la bonne quantité de lumiere recue et une valeur aleatoire ajouté ou soustraite, cette valeur etant en moyenne (en variance pour etre precis) plus ou moins grande en fonction du temps de pose, de la temperature, etc...
D'ailleurs, si tu montes en ISO, tu ne fais que multiplier les valeurs renvoyées par les pixels par un gain, et donc tu multiplies aussi la valeur du bruit. Et c'est pour ca que c'est moche à 400ISO .
Il y a plusieurs methodes pour reduire le bruit, celle utilisée par canon et par d'autres consiste a estimer les caracteristiques de ce bruit pour pouvoir soustraire le bruit de l'image. Pour estimer ce bruit, certains APN utilisent les pixels non utilisés (la difference entre les 3.2 megapixels et les 3.0 megapixels effectifs, ca peut servir a ca). Ces pixels ne sont pas exposés, mais subissent le bruit de la meme facon et au meme moment que les autres. Une autre methode, utilisé sur l'A80 (cf l'essai sur megapixel.net) et peut-etre egalement sur l'A40 pour les longues expositions, consiste a prendre une deuxieme image juste apres, avec le meme temps de pose, mais obturateur fermé!
Donc 15 secondes de pose, 15 secondes de "Occupé" sont raisonnables avec cette methode, qui a l'avantage de ne pas avoir besoin de pixels "non-effectifs".
HTH
PanPan
PanPan, ex-PanPan.
PanPan sera toujours PanPan.
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