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Quand allez vous vider vos comptes bancaires ?
C'est déjà fait |
 
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Dès demain |
 
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J'observe l'évolution mais je suis prêt |
 
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Il n'y a pas d'urgence, le polique gère tout |
 
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Obiwan a tout investi dans le matos Canon, plus un sous |
 
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Total des votes : 59
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PIT Lou nissart

Inscrit le : 13/02/05
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Reprise du message précédent :
Skysan a écrit :
PIT a écrit :
Je me pose tout de même une question: à quel moment la solvabilité des états ne sera plus crédible?
L'Etat français a un taux d'endettement supérieur à 100% (par rapport à ses revenus). Avec un taux pareil, n'importe quel citoyen se ferait saisir ses biens, mais un Etat peut se le permettre car un Etat ne disparaît pas comme ça. Et comme on peut le voir, les banques peuvent se retrouver dans des situations pires encore...
c'est bien ce que je pensai... on, continue dans la plus grande hypocrisie et une méga politique de l'autruche et du après moi le déluge... 
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Jimmy Louchart Membre timide

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LE DEVELOPPEMENT D’UNE BULLE DE CREDIT
Nous assistons à la fin brutale d’une longue période de croissance économique, qui a été longtemps tirée par la consommation des ménages.
C’est aux Etats Unis que cette vague de consommation a été la plus forte : les ménages américains ont fait preuve d’un appétit insatiable pour des maisons de plus en plus grandes, pour des 4x4 de plus en plus gros, pour des montres de plus en plus chères. Aux Etats Unis, être un bon citoyen, c’est consommer beaucoup. Et si on n’en a pas les moyens, on a le devoir moral de s’endetter pour consommer.
Après la chute des tours du World Trade Center en 2001, de nombreuses mesures ont été prises pour relancer l’économie et pour permettre aux gens de s’endetter facilement pour pouvoir consommer :
- Les taux d’intérêts ont été maintenus par la Banque Centrale américaine à des niveaux historiquement très bas. A chaque fois que la croissance donnait des signes de faiblesse, les taux étaient baissés agressivement pour relancer le crédit et la demande.
- Année après année, l’encours de crédit accordés par les banques américaines aux ménages et aux entreprises augmentait. Le niveau d’endettement de tous les acteurs économiques (ménages, entreprise, état) atteignait des sommets.
- Une série de nouveaux instruments financiers (CDO, CDS, SIV,…) a alors permis aux banques de revendre ces crédits à toutes sortes d’investisseurs (banques européennes, fonds spéculatifs,…). Certains de ces instruments sont suffisamment compliqués pour qu’une partie des investisseurs ne maîtrise pas vraiment l’ampleur des risques pris.
- Grâce à ces instruments financiers, les banques américaines ont pu se débarrasser très facilement du risque de crédit qu’elles prenaient à chaque fois qu’elles accordaient un nouveau prêt. Elles ont alors commencé à prêter de plus en plus agressivement à des gens de moins en moins capables de rembourser (en matière de crédit immobilier, c’est ce qu’ils appellent les « subprime »).
- Dans le même temps, les investisseurs financiers, dont le métier est d’essayer de maximiser le rendement des capitaux qu’ils gèrent, désespéraient des faibles taux d’intérêts payés par les actifs sans risques (obligations du trésor américain, par exemple). Pour améliorer leur performance, et sous la pression de leurs clients (c'est-à-dire tout le monde), ils ont commencé à investir dans ces nouveaux instruments financiers que les banques leur vendaient.
Tout le monde y trouvait son compte :
- Les consommateurs consommaient.
- Les banques prêtaient, encaissaient des commissions à chaque nouveau crédit et se débarrassaient du risque aussi vite qu’elles le pouvaient.
- Les investisseurs investissaient (à des rendements un peu plus intéressants que sur les produits classiques).
- Le gouvernement américain se réjouissait de voir la croissance durer.
Les organismes de surveillance des banques et des compagnies d’assurance ont commencé à s’inquiéter. Régulièrement, ils envoyaient des messages d’alerte. Mais ils disposaient de peu de moyens pour intervenir : une partie de l’innovation financière avait justement consisté à créer des poches d’activité échappant à leur contrôle. Et le gouvernement américain avait trop peur de précipiter une récession en s’attaquant à ce nouveau monde financier.
les non dupes errent
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Jimmy Louchart Membre timide

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LE DECLENCHEMENT DE LA CRISE
A un moment, certains ont fini par se rendre compte qu’il y avait un problème et qu’une bonne partie des dettes accumulées par tous les acteurs économiques ne seraient jamais remboursées.
Cette prise de conscience a vraiment commencé quand la hausse continue des prix de l’immobilier américain s’est arrêtée : tant que la valeur des maisons qui garantissaient les crédits immobiliers montait, on ne s’inquiétait pas de la capacité des gens à rembourser. Une fois que la valeur des maisons a commencé à chuter, on s’est rendu compte que de nombreux ménages n’avaient pas les moyens de servir leur emprunt.
Parmi les banques et les investisseurs, les premiers qui se sont inquiétés ont commencé à revendre leurs crédits risqués à ceux qui n’avaient pas encore senti le vent tourner. Le nombre de pessimistes augmentant petit à petit, il y a de plus en plus de vendeurs et de moins en moins de pigeons à qui revendre ces crédits. Les prix des actifs s’effondre sur les marchés.
Pour les actifs les plus compliqués, qui sont souvent aussi les plus risqués, il est difficile de se faire une idée exacte de leur valeur à un moment donné. Mais, sous la pression des marchés financiers, les banques et les compagnies d’assurance réévaluent les actifs financiers qu’ils possèdent pour refléter les nouvelles conditions économiques et commencent à déclarer de grosses pertes.
Chacun se rend compte que son propre bilan est rempli de produits toxiques et qu’il a du mal à évaluer l’ampleur des dégâts. Il soupçonne du coup tous les autres d’être dans la même situation. La méfiance grandit. Les rumeurs enflent et les cours de bourse des uns et des autres s’effondrent.
Surtout, le fonctionnement du monde bancaire qui repose sur la confiance que se font les différents acteurs commence à se gripper. Le crédit interbancaire se raréfie et la situation, déjà difficile, devient intenable pour certaines institutions : les plus faibles font faillite ou se vendent pour une bouchée de pain.
LA TRANSMISSION A L’EUROPE
La situation en Europe était beaucoup moins grave : sauf en Angleterre, l’endettement n’a jamais atteint les sommets américains et le volume de crédit à haut risque est resté limité. Malgré les nombreuses critiques, Monsieur Trichet, gouverneur de la Banque centrale européenne, avait en effet toujours refusé de baisser agressivement les taux d’intérêt et de suivre l’exemple américain.
La transmission de la crise américaine vers l’Europe aurait donc du être limitée et progressive : c’est la baisse de confiance des ménages et des entreprises ainsi que la baisse des exportations vers les Etats Unis qui auraient du en être les principaux vecteurs.
En fait, un certain nombre d’institutions financières européennes avaient investi massivement dans ces nouveaux instruments financiers émis par les banques américaines. Certaines avaient aussi acheté des établissements financiers aux Etats Unis. Comme toujours, ce sont surtout les banques les moins performantes, les moins intelligentes, qui ont cédé à la tentation (Dexia, Natixis, Crédit Agricole). Elles dévoilent alors des pertes colossales sur leurs portefeuilles d’investissement, qui mettent en question leur solidité financière et génèrent le même type de méfiance généralisée qu’aux Etats Unis.
Du coup, nous nous retrouvons en Europe, comme aux Etats-Unis, avec une vraie crise de liquidité dans le monde bancaire : tout le système de crédit se bloque et les conséquences peuvent être beaucoup plus brutales et plus graves.
LES CONSEQUENCES SUR L’ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE
Le ralentissement brutal de l’économie est d’abord le fruit du pessimisme ambiant : la consommation des ménages et les investissements des entreprises chutent naturellement quand tout le monde est inquiet.
Mais la crise bancaire et le coup de frein donné au crédit aux entreprises va aggraver rapidement les problèmes : la plupart des entreprises ont en effet besoin du crédit bancaire, pour financer l’investissement ou pour couvrir des accidents de trésorerie.
Depuis quelques mois, le taux de défaillance d’entreprise monte en flèche. Les PME du bâtiment sont particulièrement touchées : nombreuses sont celles qui ont régulièrement besoin de leur banquier. Aujourd’hui, ces entreprises vont déposer leur bilan les unes après les autres.
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PIT Lou nissart

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Et il faut bien voir qu'actuellement, il n'y a pas, en France, de véritable panique chez le petit épargnant dont les économies sont sur un livret A, ni chez les "petits porteurs" qui voient le valeur de leur titre baisser de jour en jour, mais préfèrent encore jouer l'immobilisme, et ne vendent pas.
L'Etat français compte, par exemple, sur les liquidités effectivement présentes sur les livrets A et assimilés pour financer certaines manoeuvres de sauvetage: Quod le jour où les petits épargnants iront retirer ces liquidités et privant alors l'Etat de cette manne providentielle?
Et quod de la valeur de entreprises quand, enfin pris de panique, ou résignés, tous les petits porteurs braderont leurs titres et actions...?
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Gwensu  Extra-pipelette

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PIT a écrit :
Et il faut bien voir qu'actuellement, il n'y a pas, en France, de véritable panique chez le petit épargnant dont les économies sont sur un livret A, ni chez les "petits porteurs" qui voient le valeur de leur titre baisser de jour en jour, mais préfèrent encore jouer l'immobilisme, et ne vendent pas.
toi t'as loupé les vieux à nice à l'instant au jt de la 2...
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PIT Lou nissart

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Gwensu a écrit :
PIT a écrit :
Et il faut bien voir qu'actuellement, il n'y a pas, en France, de véritable panique chez le petit épargnant dont les économies sont sur un livret A, ni chez les "petits porteurs" qui voient le valeur de leur titre baisser de jour en jour, mais préfèrent encore jouer l'immobilisme, et ne vendent pas.
toi t'as loupé les vieux à nice à l'instant au jt de la 2...
ah ben non, déjà que je me bats toute la journée pour les éviter, chose pas facile, ce n'est pas pour les retrouver à la téloche.... 
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Gwensu  Extra-pipelette

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PIT a écrit :
Gwensu a écrit :
...
toi t'as loupé les vieux à nice à l'instant au jt de la 2...
ah ben non, déjà que je me bats toute la journée pour les éviter, chose pas facile, ce n'est pas pour les retrouver à la téloche....

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Never Surrender  Membre actif

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PIT a écrit :
Et quod de la valeur de entreprises quand, enfin pris de panique, ou résignés, tous les petits porteurs braderont leurs titres et actions...?
ehéh... la surprise est pour bientôt 
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PIT Lou nissart

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Never Surrender a écrit :
PIT a écrit :
Et quod de la valeur de entreprises quand, enfin pris de panique, ou résignés, tous les petits porteurs braderont leurs titres et actions...?
ehéh... la surprise est pour bientôt
ouaip..... I think so.... 
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Géhème Modéré

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Dibou Scarole

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dans 2 jours j'ouvre un compte en suisse tiens ! 
le dib k
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