Être un "artiste" de pointe c'est aller au charbon, se mouiller la chemise, en avoir dans le froc, se démarquer, aller là ou les autres ne vont pas, faire ce qu'ils ne font pas ou plus...
Je ne sais si cette phrase s'adresse seulement aux artistes de pointe ou ... à tous ceux qui veulent travailler.
Ce week-end, j'étais sur une compétition de voitures où j'ai vu débarquer un certain nombre de journalistes/photographes.
Quelques phrases entendues :
-. "je dois aller où?", question posée à l'attention de la responsable presse. En clair (car je ne retranscris pas toute la conversation), je dois aller photographier où? ... Pour un photographe, c'est coton, non?
-. "ouais, l'hélicoptère, c'est bien, mais ce n'est pas un pilote de prises de vues!". En clair (car je ne retranscris pas toute la conversation), le gars (photographe) ne voulait pas embarquer car le pilote ne savait pas se positionner pour lui permettre de faire des photos "correctes" (c'est son terme). Pour ma part, je trouve ça assez ahurrissant
-. "c'est où les meilleures places?" (pour shooter) ... -. "quelle voiture je ne dois pas manquer ?" ... Là, on sent bien le mec passionné -. "qu'est ce que je vais me faire c***r à rester ce soir pour faire une photo la nuit que de toute façon personne ne publie?"
- "j'espère qu'il y a un compte-rendu final!" ... -. "ça vient à peine de commencer et il n'y a déjà plus de café. Je sens que je ne vais pas rester longtemps!" ... - "si en plus il fallait assister aux essais ...!", à propos d'un concurrent qui visait la victoire et qui n'a pas pu prendre le départ mais qui a bien tourné aux essais.
et ainsi de suite.
Comme indiqué plus avant, l'APN n'a jamais fait le photographe tout comme la plume n'a jamais fait l'écrivain et que la carte de presse n'a jamais fait le photo-reporter ...
Leroy a reçu des travaux de photographes alors qu'il attendait des travaux de photo-reporters. Au delà des mots, la nuance est de taille.